jeudi 16 décembre 2010

Attente et tumulte

Katmandou, 16 décembre  5h52 am

Je vais mieux maintenant. Toute cette nouveauté, cette différence, cette beauté, cette laideur, ça fais beaucoup à assimiler en même temps et j’ai fait une petite indigestion cette semaine! Je crois que j’ai frappé un mur, mais maintenant que le méchant est sorti, je vais mieux… J’aimerais remercier tous ceux qui m’ont envoyé des mots d’encouragement et de réconfort (plus ou moins fisolofiques selon…), j’ai senti un courant de support intersidéral traverser Internet pour me couvrir d’une couverture d’amour! Merci!

On sait qu’y en aura pas facile, mais ces journées-là sont quand même lourde et il faut apprendre à gérer toutes ces émotions. J’ai déjà lu quelque part une phrase du genre le voyage vous défait pour mieux vous refaire et je crois bien que c’est ce qui m’arrive.  Nous sommes la somme de nos expériences, c’est ça grandir! (Et Mère Thérésa, du haut de ses 4 pieds 9 était une très grande femme!). Je ne peux pas porter le poids du monde sur mes épaules (Merci Papa!) et je peux devenir le changement que je veux voir dans le monde! (Merci Véro!) Et ça, c’est vrai et c’est bon de se le remettre en tête! Et vous, que faites-vous pour devenir le changement que vous voulez voir dans le monde?!? Pas besoin d’être Gandhi, ni Mère Thérésa! Ça peut être aussi banal que de sourire a un étranger dans la rue, complimenter quelqu’un sur son travail bien accompli, prendre des sacs écologiques au lieu du plastique… Peu importe ce que l’on fait ou si minime croit-on que sont ces gestes, ils ont un impact quelque part… Rappelez-vous la théorie du battement d’aile du papillon!

Je me souviens de mon premier cours d’anthropologie au cégep avec l’insipide Denis (au teint blanc comme lait… tellement blême que si je n’avais pas été témoin de ses activités diurnes, que j’aurais cru que c’était un vampire…!) qui nous parlait qu’on observe (et juge) les autres cultures avec les yeux de notre propre bagage culturel, à travers les filtres de nos sociétés occidentales… C’est ce que j’ai fait ces derniers temps, au lieu de découvrir sans jugement, j’ai regardé avec mes yeux de touriste qui croit que c’est bien mieux chez elle… J’ai bien envie de remédier à ce comportement… (Même si la misère humaine est et restera un sujet sensible… J’ai encore croisé un homme qui marchait à 4 pattes hier. Il est sorti de nulle part, je crois qu’il lui manquait un bout de jambe… Je ne me suis pas retournée pour savoir…).

Ca faisait exactement un mois que j’étais partie lorsque j’ai disjoncté (je l’ai réalisé après), peut-être y a-t-il divers stades à passer lorsqu’on fait un long voyage?! Je me souviens d’une discussion avec Michael (vous vous souvenez, l’Américain rencontré a Lumbini qui a fait un cour de kung fu en Chine!?) où il me faisait part d’un commentaire d’un autre voyageur qu’il a croisé. Le gars était sur la route depuis assez longtemps (un an si ma mémoire est bonne) et sa théorie était que durant les 3 premiers mois d’un long voyage, on se considère comme étant en voyage. Après 3 mois, on considère qu’on vit, tout simplement…  Et sincèrement, je n’échangerais pas ma place pour rien au monde! Je discutais avec Lara, une Américaine qui fait un tour du monde pendant 10 mois, et quand elle m’a questionnée à propos de mes plans, je lui ai dit que j’étais sur la route pour seulement 6 mois… C’est Aurora me l’a fait remarquer… C’est drôle comme l’espace-temps est relatif…

C’est un des buts de mon voyage ici, vivre dans le moment présent. Il est quelle heure? Maintenant! Où sommes-nous? Ici! (Extrait du Guerrier pacifique de Dan Millman). C’est plus difficile qu’il n’y paraît et j’ai pourtant un set-up parfait pour le faire! Pourquoi mon esprit voyage-t-il plus vite que mes jambes? (Extrait d’un livre de Christophe Cousin, voyageur Français qui a écrit Le bonheur au bout du guidon, un récit d’un tour du monde à vélo).
J’ai hâte de traverser en Inde maintenant… Je sens that I’m done with Nepal (je commence a réfléchir en anglais à force de toujours le parler…. C’est bien pour moi!) et j’ai hâte de goûter l’Inde (et pas juste a ses délicieux plats! Je salive plus que le chien de Pavlov juste à y penser!) Paraît que le Népal est une bonne introduction pour l’Inde, alors je crois que je suis prête pour plus! Après ma petite crise-je-m’-ennuiiiie-de-mon-monde-de-la-neige-et-des-bons-p’tits-plats-de-ma-maman-pendant-les-fêtes-la-vie-est-trop-injuste-j’ai-mal-au-cœur-de-toute-cette-pauvreté-voulez-vous-ben-me-dire-ce-que-je fais-ici, je me sens prête à rebondir et j’en veux plus!!!  Si j’étais hardcore, je choisirais Varanasi comme point de départ… Paraît que c’est très choquant pour les occidentaux... et je dis pas choquant dans le sens de maudit-que-je-suis-donc-choqué-après-toi, mais plutôt dans le sens de choc-culturel-intense-ici-on-brule-les-morts-sur-le-bord-du-gange-et-on-se-brosse-les-dents-directement-dans-un-des-fleuves-parmis-les-plus-pollués-au-monde-et-on-fais-caca-dans-la-rue! Qui vient passer ses vacances des Fêtes choquantes avec Vishnu, Ganesh et tout ce beau monde avec moi?!? Quoi qu’a bien y penser, c’est aussi très choquant Noël avec toute cette consommation!  Je voulais commencer par le sud, dans la région du Kerala (humide et chaud à suer du coude… Peut-être que mon ch’veux raide et moi allons finir en mouton! Ça ferait changement!), mais je me demande si je ne changerai pas d’idée en commençant ma visite en mettant la switch choc/dépaysement a high… Ça pourrait être un bon plan… mais le plan est que je n’ai pas de plan! Et surtout the plan is to stick with NO PLAN!!!

Zzzzzz……….

Est-ce que j’ai perdu des joueurs?!? Est-ce que ça devient aussi plate qu’un téléthon?!? On vous rappelle mesdames et messieurs qu’on prend vos dons via un transfert de fonds facile et rapide via Western Union! AAHAH!!! (C’est une blague, mais après tout, les blagues ont souvent un fond de vérité! Hi hi! Ou encore, je devrais me lancer dans l’importation de bijoux! Vous payez le double de ce que je paye ici et vous sauvez encore au moins 75% par rapport au prix canadien!)

Comme je vous disais, je suis de retour à Katmandou. J’ai revu ma compagne Espagnole avant son départ, elle est maintenant à Delhi, mais nos chemins se recroiseront probablement quelque part en Inde…  Et j’ai encore une aventure de bus à vous compter! Hey oui, c’est ça les transports ici, c’est comme les hopitaux au Québec…  tu sais quand tu pars, mais jamais quand tu arrives! J’embarque gaiement dans le bus beige identifié BABA aventures pour un trajet devant duré entre 6h et 7h pour parcourir les pénibles 126 km de route (vous avez bien lu… 126 km…). Le bus est tombé en panne, ça c’est sans compter les multiples pauses pipi-bouffe (a-t-on besoin d’arrêter 3 fois faire pipi en 6 heures?!? Ça peut bien prendre une éternité!). Alors premier problème : une épaisse fumée noire s’échappe du moteur et envahi le bus… On arrête sur le bord de la route et fiou, on repars une demi-heure plus tard… On arrête pour une pause pipi et pour manger 20 minutes plus tard, on en profite pour changer une strap et remettre de l’eau dans le radiateur… On repart… 1h plus tard on reste en panne une autre fois à seulement une dizaine de km du but… Et cette fois-ci pour de bon… On a de la chance, un autre bus arrête et embarque les passagers… Mais le bus est devenu bondé rapidement… Bah… pas grave, y’a toujours de la place… sur le toit! Alors j’ai eu mon initiation de voyage sur le toit d’un bus!!!

Je crois que c’est vraiment une façon trippante de faire la ride! On voit tout de là-haut! Et rassure-toi maman, on allait pas vite! Et on est resté pris dans un bouchon de circulation monstre pendant 3 heures! Heureusement que j’avais encore mon gros manteau de trekking à me mettre sur le dos, car il faisait pas chaud pour la pompe à l’eau là-haut! Nous sommes finalement arrivé à l’entrée de la ville et voyant que ça n’avançais toujours pas, nous avons partagé un taxi à 3 personnes pour nous rentre dans le quartier touristique! C’est bien beau l’aventure, mais quand y’a toujours ben des limites!

- Intermède (musique d'ascenseur) -
Moines et pigeons


Katmandou, terrasse sur le toit de l’hôtel  17h00

Hier et aujourd’hui, j’ai pris ça mollo et me suis promenée dans le quartier touristique te fait du shopping de touriste! J’ai eu mon premier contact avec la légendaire bureaucratie indienne (ils ont importés ça des britanniques) pour obtenir mon visa indien… le seul moment pour aller déposer la requete est le matin entre 9h et 12h00, c’est fermé l’après-midi… et devinez quand je suis allée?!? En après-midi bien sur… Demain, c’est férié…. Alors je devrai attendre à lundi avant de déposer ma demande qui prendra semble-t-il 5 jours ouvrables…. Alors si tout va bien, je devrais obtenir mon visa le 24 décembre (cadeau de Noël). Mais honnêtement, j’ai pas envie d’attendre une semaine… Grrrrr…. J’ai pas envie de passer une semaine encore ici à me les geler… Le jour on est bien lorsqu’on est au soleil (il doit faire environ 15 degrés), mais à l’ombre, c’est frisquet et je vous parle pas du soir… Ici, c’est pas chauffé… et les Népalais laissent toujours les portes ouvertes (peu importe qu’il fasse froid ou pas…) j’imagine qu’ils trouve que c’est plus accueillant et chaleureux (sic!) ainsi. Alors le soir, on se couche en combine, avec les gros bas de laine, la tuque et le sleeping bag par-dessus la couverture pcq en plus d’être frette, c’est humide…

L’hôtel où je suis descendue pour rejoindre Aurora avant son départ était particulièrement shitty… hyper bruyant (que diriez-vous de rester en haut du Dagobert?! Avec en prime la même toune de Céline qui passe 4 fois de suite(!), de l’eau brune qui sort de la tuyauterie et une joyeuse coquerelle qui se balade tranquillos dans le corridor (c’est ma 1e en un mois, je considère que c’est une très bonne moyenne!)… En plus, je me suis fais piquer par je sais pas trop quelle bibitte pendant la nuit…

Alors ce matin, la première chose que j’ai fait est de me trouver une place décente où passer les prochaines nuits! Ma 2e priorité était d’aller à l’ambassade… Normalement, j’aurais eu le temps de tout faire, car je suis plutôt matinale (5h30 ce matin…) mais voyez-vous, j’avais oublié la clé de mon hotel shitty et j’ai dû retourner à celui que je venais de trouver (et où j’avais laissé mon sac avec la clé). No big deal… mais ici, tout se ressemble, les noms de rues n’est pas pas trop indiquées et je commence à bien maîtriser l’art de me perdre à Katmandou! Alors j’ai joué à tu brules/tu gèles et ai tourné en rond pendant une bonne heure dans le dédale des rues et recoins de la ville… Quand je suis revenue au  nouvel hôtel (à 8 minutes de l’autre… ah quand on connaît la trail!) il était déjà midi… No big deal, j’irai en début pm… Ah ah…
Dans le rickshaw me ramenant au quartier touristique la 1e fois que je me suis perdue... 


Alors me voilà pogner dans le coin pour la prochaine semaine et ça me déplaît! J’ai le goût de bouger et je me surprends à ne pas avoir envie d’explorer la vallée de Katmandou comme j’en avais l’intention au départ! Je veux être en Inde TOUT DE SUITE! EEEEEE! BON! Bon sens, je me fais défaire mon pas de plan!

Alors pour me calmer un brin et essayer de soulager mes humeurs et les quelques courbatures dans mon dos, je suis allée essayer une séance de reïki tantôt! C’était ma 1e fois et je suis pas trop sûr que ça marche… Mais bon, j’aime essayer de nouvelles choses, alors ça fera partie de mon bagage (sac à dos, pardon!) de vie!

Namasté



Saddhus à Durbar Sq.

lundi 13 décembre 2010

Into the wild…

Sauhara, 13 décembre  15h50

Vous avez vu le film Into the wild (Vers l’inconnu en français)? Film produit par Sean Penn sorti en 2007 inspiré d’un récit de voyage écrit par Jon Krakauer. 

Voici le synopsis :
Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.


En voici des extraits:
"So many people live within unhappy circumstances and yet will not take the initiative to change their situation because they are conditioned to a life of security, conformity, and conservatism, all of which may appear to give one peace of mind, but in reality nothing is more dangerous to the adventurous spirit within a man than a secure future. The very basic core of a man's living spirit is his passion for adventure. The joy of life comes from our encounters with new experiences, and hence there is no greater joy than to have an endlessly changing horizon, for each day to have a new and different sun."
"The core of mans' spirit comes from new experiences."
"When you want something in life, you just gotta reach out and grab it."

Je vous ennui avec mes citations?!? Moi, j’adore les citations! Je me souviens quand j’étais plus jeune et que j’allais passer le week-end en ville chez ma sœur. J’aimais apporter le dictionnaire et lire les pages roses (la section des citations voyons!) quand j'allais aux toilettes (quoi?! Je sais bien qu'Echo Vedette fait du bon travail, mais à chacun sa lecture préférée!). Comme je sens que quelques-uns s’emmerdent, je vous donne un petit preview de mes aventures : j’ai fais une balade à dos d’éléphants et j’ai vu des rhinocéros… CHEF OUI CHEF!  AU RAPPORT! Bon, je le rendrai plus tard…! Laissez-moi d’abord terminer!  ;) 

Ce qui m’a le plus marqué à l’époque est lorsqu’il réalise à la fin que "happiness only real when shared" (le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé). Cette phrase m’avait sautée en plein visage… J’ai tjrs été un brin solitaire, je me suis longtemps cru indépendante tout en étant dépendante, me croyant au-dessus de bien des choses… ce qui m’a conduit au fonds du puits… Mais quand on y pense, c’est vrai que le bonheur est encore meilleur lorsque partagé… Je vois tant de belles choses que j'aimerais partager avec vous... 

Je chatais avec des gens du Qc ce matin, j'ai aussi lu quelques commentaires sur Facebook et j’ai vu aux nouvelles sur Internet  qu’il faisait tempête chez nous et je suis soudainement devenue nostalgique… J’ai réalisé que les tempêtes me manqueraient (alors que je suis au chaud a 18 degrés présentement… svp, ne me jugez pas!), rentrer avec le bout du nez gelé (et irrémédiablement la goutte qui y pend aussi!) et de me cacher sous une couverture avec un chocolat chaud et mes chats sur mes genoux… Merde, on est jamais content! On est à l’autre bout du monde et on veut être à la maison… on est à la maison, on veut être à l’autre bout du monde…  Et le on n’exclus pas la personne qui parle! (A bat le fils de la langue française!)

Bref, je feel un brin motton ce midi…  Ma compagne Espagnole est partie pour Katmandou ce matin, j’irai la rejoindre demain. J’avais envie de passer une journée supplémentaire dans la douceur et la quiétude de Sauraha avant de me faire bombarder de bruits et de fumée a Katmandou… 

D’ici là, je devrais méditer sur cette citation du film :  I read somewhere... how important it is in life not necessarily to be strong... but to feel strong. 

Demain, retour à Katmandou : direction ambassade de l’Inde afin d’obtenir mon visa de touriste obligatoire. Le hic, c’est que ça prend 5 jours ouvrables… je n’ai pas envie de passer 5 jours dans le tumulte de Katmandou… J’irai visiter la vallée de Katmandou pour ces quelques jours…


Cyclistes le long de la route vers Saraha
Alors, pour revenir aux aventures de votre Travelling-French-Frog (préférée!), à notre arrivée a Sauhara (au sud du pays, à côté du parc national de Chitwan), à la sortie du bus on s’est fait reconduire au village en charrette… oui, en charrette! Par un mini-cheval maigrelet… une petite balade d’une vingtaine de minute, ma fois, pas piquée des vers!  Avec les bumps pour ralentir le traffic, je peux vous dire que ça brasse pas mal fort derrière!  Évidemment, la règle qu’il faut attendre que le véhicule soit plein avant de partir s’applique ici aussi… Tant qu’à faire le voyage, vaut mieux que ce soit payant!


On a réussi a trouver un formidable hôtel avec une grande chambre (un brin humide, mais ça, c’est un détail!), sans eau chaude (on a eu une réduction pour ça, mais il y a une salle de bain commune avec de la vraie eau chaude pour prendre notre douche), avec des oreillers qui ne sont pas dures comme des pierres (je n’irais pas jusqu’à dire moelleux qd même!), deux lits doubles, des serviettes d’inclus (c’est rare dans les hostels de backpackers!), une jolie vue sur la rivière qui borne le parc… Tout ça pour environ 7,15$... divisé a 2! Soit 3.57$ la nuit! Le tout tenu par une Hollandaise polyglotte, co-proprio avec un Népalais… Bref, un prix népalais et un confort quasi occidental! Le rêve quoi!

Martina (la co-proprio) nous a proposé les activités à faire dans le parc… emballées, on a tout pris! La visite au centre de reproduction des éléphants, le safari en jeep et en éléphants, la balade en canot sur la rivière suivie d’une petite marche dans la jungle et finalement, passer la nuit dans une tour dans la jungle… Pas de tétage, pas de cassage de tête, on fait tout et comme les prix nous semblaient honnêtes, on a pas fait ni une ni deux et on a embarqué dans le jeu des pseudo-aventurières!

La visite au centre de reproduction des éléphants était triste… ils étaient enchaînés… les adultes et les bébés aussi… parfois les 2 pattes avant étaient enchaînées… Il y en avait 2 qui arrêtaient pas de se balancer d’avant en arrière comme Ti-Coune… C’est clair que je me balancerais aussi si j’étais enchaînée à un tronc d’arbre… Il y a sûrement une meilleure, ils pourraient faire un enclos gigantesque… Mais bon, consolation, les éléphants passent la journée à paître dans le parc…

L’éléphant baril, c’est bien connu. Mais ils émet aussi des sons qui ressemblent à des grognements… Ça fais drole de les entendre grogner comme un tigre! Tous les jours, les mahouts (les dresseurs d’éléphants) leur font prendre leur bain dans la rivière et j’ai eu la chance de les observer lors du cérémonial. Ils prennent une grosse pierre plate et frottent la peau de l’éléphant pour l’exfolier tout partout! Et ils frottent fort! Scrutch scrutch! On les entend de loin! Hier, il y a eu un incident avec un éléphant… un dissident qui en avait probablement assez de promener des touristes sur son dos et qui en a profité pour prendre le large pendant la période du bain… Un mahout sur un autre éléphant l’a suivi et a tenté de le ramener sur la berge pendant une bonne demi-heure. Le rebel grognait et barillait (c’est quoi le verbe et on accorde ça comment?!), plongeait dans la rivière tête première comme un autruche, comme s’il voulait oublier tout le temps d’un instant… C’est finalement un autre dresseur qui s’est jeté à l’eau, a grimpé sur le 1er éléphant et réussi à sauter sur le dissident pour le ramener dans le droit chemin…   
Éléphant dissident...
Les techniques de dressage utilisées ne sont pas douces… Ils frappent les bêtes avec des bâtons de bois (ouch… ça frappe fort!), ils sont aussi munis d’un crochet de métal au bout acéré qu’ils utilisent aussi… trop souvent à mon avis…

Le lendemain matin, on a descendu la rivière dans une barque faite d’un tronc d’arbre entier.  Plusieurs espèces d’oiseaux nichent le long des berges, le parc en contient environ 500 si je me rappelle bien… Des grues, des oies, des hirondelles, des martin-pêcheurs, etc. Il y a une variété d'oies qu'ils ont surnommés Love birds, car le couple reste ensemble durant toute la vie des 2 oiseaux. Si l'un décède, l'autre se laissera mourir de faim.

On est revenu à l’hôtel à travers le parc dont 80% est composé de foret et 20% d’herbes hautes. Parlant d’herbes hautes, les autochtones du coin, les Tharus ont le droit de récoler les herbes du parc pendant 3 jours par année afin de bâtir les murs et les toits de leurs habitations, car ils vivent dans des maisons de paille comme leurs ancêtres. On les a vu les récolter avec des serpes… Alors y’a pas juste Panoramix qui se sert d’une serpe, c’est encore utilisé de nos jours! Pendant notre balade, on a vu deux espèces de singes, des cerfs et des grosses bibittes de pleins de couleurs!

Durant l’après-midi, on a fait un safari en jeep, on a vu la même chose en plus de gigantesques crocodiles, de thermitières et d’une autre variété de cerfs. Toujours pas de rhinos… la déception était au rendez-vous… On s’est fait brassé et gelé assis dans la boite d’une grosse jeep pas de toit... Et on est tombé en panne 2 fois… la 2e fois, on a dû utiliser la compression pour redémarrer… hi hi! On a aussi failli rester pris dans de la bouette! Les Népalais sont calmes et habitués à ce genre de truc, car en aucun instant, on a senti  un quelconque moment de panique! Personne n’a sacré non plus… ce sont juste des choses qui arrivent et qu’on répare… C'est pas plus compliqué que ça! J’aime ça!


Le lendemain matin on avait le safari a dos d’éléphants de prévu (ouf quel horaire chargé!). Alors je vous explique, on monte dans une tour, l’éléphant arrive et se stationne par derrière (Mip! Mip! Mip!) et vous embarquez sur la platte-forme! Et hop! Vous voilà a 5m de terre sur le dos d’un éléphant! Et ça brasse à part ça!!! Faut être allé au p’tit coin avant, car c’est clair que ça active le péristaltisme… et impossible de descendre!!! On a eu la chance d’être face à la tête de la bête… donc, on a pas eu droit aux odeurs et au spectacle au moment où Mhadu Khali (la charmante bête qui nous a transporté avec diligence) est allée au p’tit coin…
Very happy tourists!

C'est pas un trucage!
Les rhinos et les éléphants sont amis dans la nature… Et les rhinos n’ont pas une très bonne vue… alors lorsque les éléphants s’approchent avec leurs hordes de touristes sur le dos, ils ne sentent que les éléphants et non les humains! Cela fait qu’on peut s’approcher très près sans qu’ils ne sentent le moindre danger!

Les mahouts se parlent au cellulaire (!) et se crient (!) pour identifier la position des rhinos… On a eu la chance de voir une maman et son bébé d’environ 3-4 mois à 10m de nous! Oui! 10! Et c’est pas une histoire de pêche!!! Quel spectacle extraordinaire! Ils sont restés 5 minutes tout près et sont ensuite reparti paisiblement brouter ailleurs!

Retour en selle pour notre Mahout
On a aussi vu un paon lors de cette visite. Le mahout s’est même permis d’aller au p’tit coin (lire ici marquer son territoire! Hi hi!) pendant notre balade!

Après, j’ai eu droit à une autre tournée de nausées-vomissements-diarrhées… mais ça n’a duré que 24 heures cette fois et c’était moins violent que dans les montagnes… Je vais finir par manquer de Pepto Bismol avant longtemps! J’aurais dû leur demander une commandite!!!

Le lendemain soir, on est allé passer la soirée et la nuit dans une tour… officiellement dans la jungle, mais quand même assez près du village pour qu’on entende de la grosse musique dance (!) et des tamtams (il y a un spectacle de danse traditionnelles chaque soir)… Là encore on a eu de la chance car on a vu 2 espèces de cerfs, entendu toute sortes d’oiseaux et vu une maman rhino et son bébé! Cette fois-ci, le petit était presqu’aussi gros que la maman et devait avoir 2 ans. Ils ont broutés paisiblement dans la clairière pendant une bonne demi-heure… Encore un pur bonheur que de les voir dans leur milieu naturel…

La visite aux toilettes dans le bas de la tour (bon, j’avais un brin peur d’y aller la nuit… je l’avoue bien candidement… Faut se concentrer que ce qu’on a à faire et surtout, surtout ne pas laisser son imagination (plutot fertile!) vagabonder… sinon, c’est fatal!) était pas trop rassurante avec les 2 gigantesques araignées qui gardaient la place! A peu près grosses comme la paume de ma main et velues… Pas aussi charnues que des tarentules, mais tout de même assez impressionnantes pour donner la frousse à la grande fille que je suis… J’avais beau me dire que les p’tites bibittes mangent pas les grosses, mais quand tu te fais dévisager de la sorte par une grosse bibitte de même, tu te dis que finalement les p'tites bibittes mangent les grosses…!!!

Je discutais avec ma compagne Aurora ce matin à propos des trajets en autobus et je me rends compte que j’ai oublié de vous parler d’un vendeur de journaux sur le bord d’une route…. (tout comme il y a des vendeurs de nourriture et de cossins). Ça a fait remonter un tas d’émotions en moi… Ça c’est sans compter le p’tit monsieur qui est embarqué dans le bus, s’est assis par terre ayant pour seul bagage un sac de toile avec un cochonnet… sac au contenu précieux, probablement que pour l’achat de la bête, qu’une bonne partie de ses économies venaient d’y passer…

Pour en revenir au vendeur de journaux, il était handicapé et ne pouvait marcher correctement debout, deux piquets maigres et frêles à la place des jambes. Il se déplaçait donc a 4 pattes comme un chien, sur un sol de terre battue, jonché de déchets et poussiéreux… Il trainait péniblement sa carcasse de bus en bus pour vendre ses journaux et faire quelques sous… Bon sens, j’y pense et j’en pleure… De frustration, d’impuissance, de honte de faire partie de l’espèce humaine… Voulez-vous bien me dire, c’est quoi tout ça?! Qu’est-ce qu’il a bien pu commettre comme crime dans une vie antérieure pour mériter ça aujourd’hui?!

Je le trouve extrêmement courageux et lui lève mon chapeau bien haut de se battre comme ça… car je suppose très fortement les infrastructures et les ressources pour aider les handicapés sont quasi inexistantes ici. Ici, c’est la loi de la jungle et les Népalais sont en mode survie… alors les plus faibles sont laissés pour compte… C’est ce que font les animaux qui vivent en bande et ce que faisaient nos ancêtres aussi… Le monde a-t-il tant évolué au fils des siècles?! Permettez-moi d’en douter…

Des fois j’aurais envie de donner tout le restant de mon budget de voyage à un organisme humanitaire tellement on se sens mal d’être d’avoir été si gâtée par la vie… Ce serait qu'une infime goutte d’eau dans l’océan… L’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’Homme par l’Unesco dit que Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Je vous confirme que ce n’est pas vrai… C’est un vœu pieu, mais on est encore loin de s’approcher du but… Très loin… L’Homme est un loup pour l’Homme…  Je me sens comme une cégépienne révoltée… sauf que cette fois-ci, ce ne sont pas des textes de Kant ou de Rousseau qui me font réagir… C’est la réalité que je vois ici tous les jours…

Je suis bien ici a Sauhara dans le cocon protecteur de mon hôtel… J’en suis peu sortie et c’est bien pour dire, je me protège du reste du monde… Je ne vaux pas mieux que les touristes qui vont dans le Sud l’hiver et se terrent bien en sécurité entre les murs de leur resort-j’ai-absolument-besoin-d’un-4-étoiles-et-demi-minimum-sinon-ce-n’est-pas assez-bien-pour-ma-petite-personne-car-voyez-vous-je-peux-pas-supporter-que-le-couvre-lit-ne-match-pas-les-rideau-et-que-mon-pauvre-petit-cul-que-je-pose-sur-une-chaise-8-heures-par-jour-pour-me-payer-ce-semblant-de-liberté-deux-semaines-par-année-soit-inconfortable-plus-que-2-minutes… Bref, moi aussi j’évite la pauvreté et la misère qui règne à quelques pas de moi... Je ne peux pas lancer de pierre à personne…

N’idéalisons pas la vie et les aventures des backpackers…  Vie dont je rêve lorsque mon cul est moi aussi bien posé sur une chaise pour me payer un semblant de liberté quelques mois durant… Quand je vois de pauvres gens comme ce vendeur de journaux, je me demande réellement pourquoi  je ne suis pas restée sagement à la maison, quel est le sens que je cherche à ce voyage et à ma vie... Je suis pas Mère Thérésa et je prône le Aide-toi et le ciel t’aidera…  Cet homme à bien plus de courage que je ne pourrai en avoir même rendu au crépuscule de ma vie… Et plusieurs voyageurs m’ont dit que je verrais bien pire en Inde… Suis-je masochiste?! Pourquoi est-ce que je peux pas me contenter d’aller passer une petite semaine dans le Sud sur le bord de la plage à siroter des cocktails?!

Aujourd’hui, je décrète que je reste vautrée entre les 4 murs de mon hôtel confortable, car je n’arriverai pas à supporter la misère... Ni les coups assenés aux éléphants récalcitrants…

Lorsque vous lirez ces lignes, ce sera lundi, le retour au boulot, lendemain de tempête, trafic infernal, des heures de pelletage... Je suis désolé de vous assommer avec un post aussi lourd, post post-traumatique choc-culturel… Vous vous direz peut-être que j’ai bien de la chance (ça, on pourraient en parler longtemps! Si je suis ici, c'est le fruit d'un désir et d'un projet que j'ai chéri pendant longtemps et pour lequel j'ai fais les choix qui s'imposaient... ce n'est pas de la chance!), que je suis ingrate et que je n’apprécie pas d’être ici… Mais aujourd’hui, si je le pouvais, je choisirais la pelle… 

Si ça vous intéresse, voici le lien vers la Déclaration universelle des droits de l’Homme de l’Unesco : http://www.unesco.org/education/nfsunesco/doc/droits_homme.htm

Temple a Katmandou

vendredi 10 décembre 2010

Le Népal de Bouddha

Sauhara, 9 décembre 2010  18h15
Nous sommes parties, ma compagne et moi de Pokhara il y a 4 jours de ça. Ne me demandez pas quel jour c’était, je ne le sais pas… je dois me référer à mon ordinateur pour connaître la date et le jour que nous sommes. C’est bon n’est-ce pas?!

Je vous ai demandé de penser à moi qui allais parcourir environ 225km en 6 heures… Hey bien non! Ce ne sont pas 6h, mais bien 9h de bus et de routes pourries que j’ai dû me taper, avec pour prime des nausées (faites, 9h de manèges et on en reparlera!) et musique népalaise a tue tête (mais bon, que la moitié du temps pour la musique! Qd même pas si pire! Et on dirait que c’est toujours le même air en plus… Gnagna gnagna gna avec une petite voix stridente… ça devient un brin gossant après qqs temps (soit 4 minutes 32 secondes…)).


Mon amie ayant très envie d’aller au petit coin, elle en a profité pour s’éclipser aux toilettes (tout en avisant le chauffeur). Je reste pour surveiller nos affaires, et surtout pcq je n’ai pas envie de visiter les latrines… faut que ce soit une urgence vraiment urgente pour ça… Attendant sagement Aurora, je me rends soudain compte que le bus se met a avancer! Au secours! Je me voyais déjà sauter du bus dans ce trou perdu avec pour seuls bagages nos sacs de jour, notre petit sac d’amande et nos 3 mini-bananes… Qu’est-ce qu’on fais dans ce temps-la?! On prend son courage à 2 mains, on se dit que le ridicule ne tue pas et on se précipite comme une folle à l’avant en disant au chauffeur d’attendre…  Et tous me regardent en se demandant bien quelle mouche a piqué la touriste…! J'me serais bien marrée de me voir la tronche! Ça c'est clair!!! Quelqu’un me fait signe de patienter… mais le bus avance encore…  STOP STOP, wait for my friend que je crie!!! Finalement, on s’immobilise 300m plus loin… J’attends Aurora a moitié sortie par la porte pour qu'elle sache où je suis (les bus se ressemblent tous pour les novices!) heureuse d’avoir réussi à le faire attendre! 

Bus népalais... des heures de plaisir...


Nous sommes arrivées le corps et le cul meurtri par toutes ces heures passées assises les genoux dans le front et la tête qui balançait à gauche à droite… AH le bus… détestés des occidentaux, il semble pourtant aimé et chéri des Népalais! Particulièrement ceux qui travaillent dans leur vieux bus pourri… J’ai vu il y a 2 jours un chauffeur arriver avec 7-8 batons d’encens qu’il a planté joyeusement dans la trappe d’aération du tableau de bord… M’a vous dire que de se faire boucaner joyeusement pendant 2h, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour les poumons… Ajoutés à la poussière omniprésente et voilà un cocktail parfait pour cracher comme le font constamment les Népalais (et ça vient de loin, je vous le dit… Le concert est de toute beauté! J’arrive pas à m’y faire…!). Alors dans les bus pourris, je vous explique comment ça fonctionne. Il y a le chauffeur et un ou deux helpers qui font payer les gens et crient le nom de la destination en passant sur les routes près des gens qui attendent patiemment… Si c’est notre destination, on lève le bras, on crie, on fais un signe et on se dépêche de sauter dans le bus qui n’a pas pris la peine d’arrêter complètement! Pas de temps à perdre!

Alors le chauffeur complètement fou poursuit sa route entre les chariots tirés par des buffles, les tas de vélos, les tracteurs, les motos, les mobylettes, les autos, les nids de poules et les chiens errants qui traversent le chemin ici et là… J’ai lu dans mon guide de voyage que les piétons renversés est la première cause de décès au Népal… Embarquez dans un bus vous aussi et vous on aura pas besoin de vous expliquer pourquoi bien bien longtemps! J’ai eu la chance d’être assise juste à côté de la porte (qui ne ferme pas bien sur…) et de voir l’odomètre… 90km/h! Ça fais peur! Sur la route de Lumbini a Chitwan, alors que nous étions dans une gare (hey oui, un endroit organisé…. Ça fais changement de prendre le bus sur le bord de la rue!) un saddhus est passé a lancé quelques pétales de fleurs sur la transmission, mis un peu de liquide rouge (avec lequel ils font les tikkas (points rouges dans le front)) et dit quelques paroles sacrées en nepali qui voulaient probablement dire quelque chose du genre : Vishu protège ce bus, son chauffeur, ses occupants pour que tous se rendent à bon port… Il est ensuite passé dans les rangées bondées et a offert aux touristes de leur mettre son doigt rouge dans le front (en monnayant le service bien sur! Tout se paye! Et y sont pas fous, ils connaissent quelques phrases clés en anglais! Business is business)… Ma copine et moi, on s’est quasiment fait attaqué par le saddhus… pas le choix, il a fallu lui donner quelques roupies…  Mais bon, c’est quand même drole! Je me suis baladée avec mon tikka toute la journée! J’ai gratté ma cenne dans l’front rendue au soir, mais j’ai pas gagné 2$!!! Ma copine a eu moins de chance… il l’a beurré tellement épais qu’elle en avait partout sur le nez! Ce sont les risques du métier de voyageur!
Mon tikka et moi sur fond de montagnes
Milliers de drapeaux de prière à Lumbini
Alors, on s’est trouvé un petit hotel rendu a Lumbini et on a eu droit à de la vraie eau chaude cette fois!!! Et avec de la pression à part ça! Rien de trop beau pour les amis de Zorro! Oh que c’est bon! Pensez-y la prochaine fois que vous prendrez votre douche! La plupart du temps l’eau chaude est de l’eau tiède et j’ai pris ma douche a l’eau fraîche plus d’une fois… Alors le concept de propreté change drastiquement selon la température de la douche!


Lumbini est au sud du pays dans les plaines appelées Terraï, c’est un bled le long de la frontière indienne. Ça ressemble déjà beaucoup à l’Inde, car les visages changent, les gens sont davantage en habits traditionnels. C’est très poussiéreux à ce moment de l’année… très poussiéreux… Tellement que si Bouddha, illuminé, se cachait dans un coin, que personne ne le verrait enseveli sous un pouce de poussière! Il trouverait aussi sûrement que ça n’a pas beaucoup changé depuis 2500 ans… les paysans font encore tout à la main, les champs sont labourés par des bœufs…


On a visité un temple en compagnie d'un groupe scolaire! On étaient entourés d'une dizaine d'entre eux dans un temple, tous se prêtant au jeu de la caméra! Ce sont eux qui insistaient pour que je les prenne en photo! Que de beaux modèles ils sont! 






Michael et moi
Bref, tout ce qu’il y a à voir est une réserve de moines bouddhistes venu des 4 coins du monde bâtir des temples et méditer autour du lieu de naissance de Bouddha (oui, y’a même une plaque avec une inscription du genre : ici est né Bouddha! Je suis pas allée la voir, l’idée de faire la file pendant une demi-heure pour ça me laissait plutôt de glace…). Alors au lieu d’être une réserve indienne comme au Canada, c’est une réserve bouddhiste! Il y a des dizaines de temples (Coréen, Allemand, Népali, Thaï, etc.) et des moines aux habits couleurs safran et bourgogne qui se baladent partout dans l’immense parc poussiéreux! On a fait la visite en compagnie de Sebastian (un Allemand sur la route depuis 2 ans et 3 mois et qui n’a aucune envie de retourner à la maison) et Michael (un Américain qui voyage depuis 6-7 mois, qui ne sais pas quand il rentrera! Il a visité la Mongolie, la Chine et y a pris un cours de Kung Fu avec une bande de flots qui auraient pu le tuer en 10 secondes! Hi hi!). Dommage qu’il quittait pour l’Inde le lendemain, nous avons eu un fun noir à visiter ensemble! Peut-être qu’on aura la chance d’être dans le même coin en même temps à nouveau en Inde (si son projet d’aller faire le party a Goa pendant un mois tient encore la route…).


World Peace pagoda et moi!
Bref, Lumbini ne valait pas vraiment le détour cahoteux qu’on a fait pour y aller… mais je suis tout de même heureuse d’avoir vu cet endroit (et oh comme les samossas étaient bons!). C’est tout de même impressionnant la World peace pagoda!

Nous sommes reparties le lendemain de notre visite pour le parc national de Chitwan, dans le sud. C’est bon être ici, c’est tranquille… je suis dans un super hôtel tenu par une Hollandaise sur le bord d’une rivière à crocodiles, avec des tas d’oiseaux aquatiques… De l’autre côté de la rivière, c’est le parc et la jungle qui commence…  J’y suis allée hier pour une balade (avec un guide bien sur! Je saurais pas trop quoi faire si ma route croisait celle d’un rhinocéros!!! Oups!) et j’ai aussi fait un safari en jeep hier pm…  


Aurora, ma compagne Espagnole
J’ai vu pleins de belles choses… J’aimerais tant que vous y soyez vous aussi pour sentir cette odeur d’arbres, de rivière, voir et sentir cette lumière… Voir les plaines avec l’Himalaya au soleil couchant derrière… c’est de toute beauté… de toute beauté… Je dois vous laisser, car je vais me préparer pour une petite balade matinale à dos d’éléphant toujours à la recherche de rhinos!!!

Je vous donnerai d’autres nouvelles de mes aventures dans la jungle bientôt!

Namasté

dimanche 5 décembre 2010

Bouddha me voilà!

Bonjour,


Après 3 jours et demi de végétation profonde, j'ai besoin de prendre l'air... Je suis en train de prendre racine comme un lotus! Disons, qu'on a eu un malentendu avec notre %$?$?&%& {{ guide a propos de $... Mauvaise expérience, mais bon, on paye pour apprendre... 


Entk, alors j'ai plus trop envie d'être ici... Je pars demain matin pour Lumbini, dans le sud du pays, lieu de naissance de Bouddha (parait qu'il y a une plaque marqué: ici c'est né Bouddha!). Beaucoup de gens y vont pour méditer, paraît qu'il y règne une atmosphère paisible et zen.


Je ferai encore chemin avec ma super compagne Aurora, revenue des montagnes hier. Alors pensez à moi qui se fera brasser le cul pendant 6 heures pour faire moins de 200 km... (Heureusement, que tout est rétabli niveau gastrique!)


J'aimerais remercier officiellement Tonton pour son offre de PQ par FedEx! Je ferai appel à tes services pour la prochaine tournée!  ;)


Namasté

jeudi 2 décembre 2010

La montagne sacrée, la montagne maudite...

Pokhara, 2 décembre 2010  3h30 am

De retour à la civilisation et au chaud après un trek écourté…  On m’a dit que ce que je vis présentement est priceless (pour le reste, il y a Master Card!), m’a vous dire que j’aurais eu envie de skipper une partie de cet épisode!!! Vous aimez l’aventure et les sensations fortes, le Népal est décidément fait pour vous!


J’ai attrapé une bactérie et j’ai été malade comme un chien pendant 2 jours… Je suis pas 
unique, chaque voyageur a au moins une histoire d’horreur a compter… Je vous épargne les détails les plus sordides… Je n’ai pas à me plaindre, car j’ai été plutôt épargnée lors de mes voyages jusqu’à maintenant (et la pire fois a été au Québec…), mais je crois que j’ai rattrapé le temps perdu cette fois-ci… Je peux vous dire qu’on se sent loin de chez soi quand ça arrive… Très loin… Surtout que la clinique médicale du village fermait le jour où je suis tombée malade et que les soins les plus proches étaient désormais à 6 jours de marche (avec une pause dans les buissons aux 20 minutes, calculons en facilement 12! Ahhaa!)…
Chaque jour durant la grosse saison de trekking, le médecin volontaire de la clinique fait une présentation à propos du mal des montagnes (plutôt pertinent d’aller écouter ce qu’il a a dire quand on s’en va à 5416m d’altitude et qu’on a l’intention de redescendre tout rougeot-du-genre-je-force-comme-un-yak et non bleu-au-secours-je-manque-d’oxygène!). Il nous a dit qu’il y avait une grosse épidémie de diarrhée-vomissements causés par une bactérie. D’ailleurs, 2 Français logeant à mon hôtel cherchaient à acheter des antibiotiques pour se soigner, car ils ne voulaient pas payer les 50 UDS que demandait la clinique (dont tous les profits étaient rendus en médocs pour la communauté)… J’aurais facilement payé 10x ce prix si je n’en avais pas eu sous la main! Alors voyant que j’avais probablement affaire à quelque chose de sérieux, j’ai pas trop attendu avant de les prendre…


Me sentant un peu mieux, j’ai décidée de redescendre… Un peu déçue oui. J’aurais aimé accomplir le trek jusqu’au point fixé, soit traverser le col de Thorong La (un des plus haut au monde avec ses 5416m). Mais il faisait un froid mordant et si intense le soir et la nuit (au Québec quand on rentre à l’intérieur, il faut chaud et c’est confortable… mais ici, il n’y a pas de chauffage… Je peux vous dire que quand on fais de la boucane dans sa chambre avant de se coucher et de la condensation sur son sleeping bag, que c’est pas le trop chaud pour dormir… Heureusement, j’avais pas cheapé sur le sleeping et pris la meilleure qualité de duvet, une chance! (mais les contrefaçons ont tjrs qqchose qui cloche… moi, c’est le zipper qui a lâché à la première nuit…) que j’en pouvais plus… Et pas moyen de dire qu’on va mettre le gros prix pour du chauffage… y’en a tout simplement pas!!! Vous pouvez être sur que j’aurais payé cher pour un peu de chauffage! Et comme la déforestation est un problème environnemental important au Népal, le bois ne doit pas être trop utilisé…


Je m’étais renseignée et j’avais lu qu’il était encore possible de trekker a la fin novembre en étant bien habillé, mais honnêtement c’était plus que je ne pouvais en supporter… Faut croire que je ne suis pas une exploratrice de la trempe de Bernard Voyer! Oh non… je suis pas crinquée à ce point! Une expédition de ski de fonds au pôle nord… très peu pour moi, merci! Je passe mon tour!


J’ai quand même eu de la chance dans ma malchance, car j’étais dans un village à 1h30 de l’aéroport le plus près et qu’il y avait un vol le lendemain (il y en a 2 fois semaine seulement! Ouf!). Mon guide Tek (ne pas confondre avec trek! Ah ah!) a organisé ma descente avec un porteur et… à dos cheval! Hey oui! C’est avec la nausée et les gargouillis au ventre que je me suis fait reconduire à Humde… le cul désormais en feu à cause de la balade à cheval… (Tant qu’à faire, allons-y allègrement sur le popotin, car on monte ici sans selle mes amis! Ils ont de petits chevaux comme en Mongolie, je me sentais gigantesque dessus…).


Je suis allée acheter mon billet au prestigieux (!) bureau de Royal air Nepal pour la modique somme de 95 USD et je me suis réfugiée dans un petit hôtel en attendant le lendemain matin… J’étais sur le 3e vol de 9h30. Ici, les horaires sont plutôt flexibles, il faut apprendre la patience et surtout se grailler d’un bon livre! À cause des conditions météos très volatiles en montagne, le 1e vol était certain de partir, le 2e pas trop et j’ai pas entendu parler du 3e… J’avais pas envie de rester collée là encore 4 jours et surtout de ne pas redescendre à pieds… En plus, me restait presque plus de roupies et ils ne veulent pas de $ américains en montagne…  Finalement, j’ai eu de la chance et je suis partie sur le 2e vol à 11h30. Quelle aventure! Un mini-avion, conduit par un pilote au manteau de cuir à la Top Gun, une piste de terre poussiéreuse (je l’ai vu atterrir en arrivant… oh boy, ca brassait!), une fouille de bagage exhaustive (on a saisi mon briquet qui était dans ma trousse de 1er soins qui allait en soute…) (heureusement qu’il n’y avait pas de fouille anale…….. LOL! On m’aurait certainement interdit l’embarquement!!!). Les 2 Françaises arrivées le matin même pour acheter leur billet à qui on a dit qu’elles devaient négocier avec le pilote pour embarquer!!! (On m’a dit que l’avion ne compte 19 places assises, mais qu’avec l’altitude, qu’ils ne prennent que 10 passagers (j’ai eu de la chance, on était 11 sur mon vol…). Peut-être fallait-il qu’elles allongent quelques billets verts au pilote pour partir!?! Ce qu’elles n’ont probablement pas fait, car elles n’étaient pas à bord…).


Pas trop rassurant tout ça… Après les gargouillis, voilà que j’avais la peur au ventre… (la piste est  2 fois longue comme le boulevard Laurier entre Du Vallon et Place Laurier…), mais une fois le décollage passé, j’ai donné pleine confiance à Magnum (comme Tom Cruise dans Top Gun!) et j’ai profité pleinement de la ride! (anyways, qu’est ce que j’aurais pu faire?!? C’est un peu présomptueux de ma part…) Et quelle ride mes amis! Wow wow wow!!! Je vous dis, y’a du positif dans tout et cette fois-ci, je pense bien que c’est d’avoir eu la chance de faire cette magnifique balade au cœur de l’Himalaya! (Ah oui, ça et le fait que mes pantalons de trekking ont maintenant pas mal de lousse! Hi hi!). Toute notre vie on voit des images des montagnes ici et là, mais la grandeur et la splendeur du paysage réel dépasse toujours la photo et ce, peu importe le talent du photographe! On passait à flanc de montagnes et les ailes touchaient presque la cime des arbres le long des étroites vallées… Nous étions au-dessus des nuages, la face à la hauteur des Annapurna, d’où je pouvais presque les toucher… La petite fille en moi qui feuilletait les atlas et les livres de géo de mon père était plus qu’enchantée par ce qu’elle voyait!


Je suis de retour à Pokhara, au chaud… Les oiseaux chantent, il est 6h24 (je pense que le 2 décembre doit être une journée férié chez les coqs népalais, car je n’en ai entendu qu’un une seule fois… A moins que ce ne soit leur Thanksgiving et qu’ils mangent du coq au lieu de la dinde!?? Ce sera a investiguer…).


Bref, après 6 jours de marche, mon trek s’est arrêté à Monang à 3540m d’altitude. J’aurais eu besoin de quelques jours de repos pour reprendre le dessus (j’étais complètement vidée… aux sens propres et figurés). Ma copine étant un peu serrée dans le temps, elle ne pouvait pas se permettre d’attendre 3 jours que je me remette sur pieds, et honnêtement, le froid m’aurait achevé en même temps que la bactérie!!!
Sur une note plus joyeuse, à part ma super bactérie tout a bien été, quelques maux de cou les 2 premières  journées (dû à la plus horrible ride de bus que vous puissiez imaginer…) et à cause du sac, mais après ça, je me suis habituée. Aucune ampoule (merci Véro pour le truc du sous-bas, ça a marché à merveille!), pas de maux de jambes, bref, j’ai trouvé ça difficile, mais physiquement ça allait compte tenu l’ampleur des marches quotidiennes à accomplir (soit entre 4h30 et 6h00). Le plus irritant était le papier de toilette… Aussi doux que du vrai coton… ils connaissent pas ici!!! On passe son temps a morver à cause du froid… alors j’ai le nez tout irrité, rouge et qui plume gentiment…


Je n’ai pas dit mon dernier mot et je compte revenir au Népal au printemps prochain lorsque la température sera plus clémente dans les montagnes! Oui madame! J'en veux encore! J’ai vraiment aimé ça… comment ne pas tomber en amour avec les montagnes quand on est entourée des plus hauts pics du monde, de vallées encaissés, de rivières et de torrents opales, de fermiers vannant le riz dans les rizières, des yaks qui se promènent au gré de leur fantaisie, des cascades déferlantes, des gens aimables et souriants, des Namasté échangés, de faire la file derrière un convoi de mules qui font ding dong en attendant le moment propice pour les dépasser, de croiser des porteurs aux charges démesurées, de suer comme un yak, des escaliers de roches sans fins, des pommes de route à éviter, des petits ruisseaux et des ponts suspendus à traverser, des temples, des stupas, des milliers de drapeaux de prière qui voguent au vent, de cette paix et de cette sérénité qui réussi à atteindre vos neurones stressés nord-américaines, de surprendre la sonnerie de cellulaire d’un fermier perdu dans les montagnes, …


Ce trek, est certainement un des moments les plus agréable que j’ai eu à vivre et un des plus difficiles (le parcours est parfois (très) ardu, on souffle plus qu’a l’habitude à cause de l’altitude (et je ne suis montée qu’à 3900m), les épaules qui veulent nous arracher à cause du sac  trop lourd (j’avais environ 9 kg… pas si pire… surtout considérant que le sac en lui-même en pèse 2), la bouffe très ordinaire (ne me parlez plus de nouilles ni de dal-bhat), le confort est quasi inexistant, le froid mordant…)… Mais ça en vaut largement la peine, car les paysages sont d’une intensité rare… J’ai l’impression d’avoir commencée mon voyage par le dessert… Je me demande si je trouverai d’autres endroits aussi magnifiques et magiques que ces montagnes… Quelqu’un y disait qu’il arrivait a avoir les pensées claires dans les montagnes, qu’à ne penser qu’à une seule chose à la fois, contrairement à la ville où nous sommes constamment interpellés par le brouhaha de nos pensées…


Alors l’invitation est lancée pour le printemps 2011… Après tout ce que je vous ai raconté, y a-t-il des volontaires?!? On ira pas vite, promis! Car cette fois-ci j’ai envie de prendre mon temps, de m’asseoir pendant des heures et contempler les montagnes (entk, tant que le soleil ne sera pas couché! Après il fait trop froid!).


Pour les prochains jours, je stop le voyage un brin et je passe en mode vacances! Je compte me reposer, lire, déposer mes fesses sur une terrasse au bord du lac et lire, faire la sieste, lire, aller faire du yoga (il y a qqs centres ici… mais je vais attendre d’avoir les intestins à l’endroit avant d’aller me mettre la tête à l’envers!), manger (on y va mollo pour encore qqs jrs…) tout en lisant (bien sur), aller faire du kayak sur le lac, aller squatter la piscine d’un hôtel 4* (il fait chaud aujourd’hui!) et faire un brin de shopping (ça me prend définitivement des boucles d’oreilles pour aller avec mon bronzage naissant… ;).


Je me sens plutôt sauvage et j’ai pas trop le goût de socialiser pour qqs jrs (en montagne le soir, tout le monde se réuni autour du poêle où ils font une mini-attisée et comme il fait super froid, on va s’y agglutiné comme un papillon va à la lumière et ce, même si on a pas trop envie de jaser), établir quels sont mes prochaines destinations… Tel est mon planning des prochains jours : that’s it!


J’ai couru comme une dingue les dernières semaines avant mon départ, vécu bcp d’émotions, je suis arrivée ici et j’ai parcouru frénétiquement Katmandou pour en voir le plus possible et je me suis précipitée a Pokhara pour entamer mon trek au PC, on a marché trop vite à mon goût dans la montagne (je suis une contemplative)… J’ai besoin de repos… (Bref, je fais pitié! AH ah! Mais non…)  Ce voyage n’est pas une course contre la montre!


J’ai réalisée la semaine dernière à Upper Pisang dans le lodge où j’étais qu’il y avait de petites lumières clignotantes qui ressemblaient à des lumières de sapin de Noël, qu’on y était presque… Déjà le 2 décembre, ça fais a peine 2 semaines que je suis partie et on dirait que ça fais des siècles… La montagne m’a complètement déconnectée… c’est bon de ne pas savoir quel jour on est, ni la date et la seule raison de connaître l’heure est pour calculer le temps écoulé avant que nos pilules pour le traitement de l’eau n’ait agies…

Ça fait étrange de skipper la frénésie des Fêtes, mais c’est plutôt agréable! Bien sûr, je serai probablement nostalgique et ma famille et mes amis me manqueront… mais honnêtement, je ne m’ennuie pas trop du p’tit lutin des annonces de Canadian Tire!!! Arrêtez donc de paniquer avec la dinde pis de faire le tour du centre d’achat 3 fois pour trouver le cadeau idéal pour Mon’oncle Méo quand la seule chose qui lui ferait plaisir c’est votre amour et votre présence attentive…! De quoi se rappellera-t-on sur notre lit de mort?!? Des gens qui ont partagé notre vie… pas de la cravate en soie bleue à poids reçue en 2010… Om… On sais tous ça… je jette la pierre à personne (de toute façon qui suis-je pour parler, moi pauvre pècheresse (hum… le terme peut être plutôt coquin aussi! Ahahah! Oups.. on parlait de Noël hein!??!)).

Comme je serai au neutre ces prochains jrs je ne crois pas redonner de nouvelles avant de bouger… À moins que je ne vous fasse le résumé de mes lectures!? Le livre du bouddhisme tibétain de la vie et de la mort, ça vous intéresse!?! ;)  J’irai prendre mes emails si vous voulez me donner de vos nouvelles…


Namasté

p.s. il est désormais 13h00 et j’ai réussi a redormir un gros 5h… je me sens mieux, mon teint est repassé du vert au brun (mais je voudrais pas vous écoeurer avec mon tan naissant!) et je suis au resto, question de reprendre des forces!

Les gens marquants sur le chemin
- Han, le Malaisien : sympathique professeur de maths et de physiques, il a toujours quelque chose d’intéressant ou de drôle à raconter. Saviez-vous qu’en Malaisie trois langues sont apprises à l’école? Le malais, l’anglais et le chinois (il n’a pas spécifié s’il s’agit du cantonnais ou du mandarin).


- Robert, le Québécois retraité : ancien contrôleur aérien hyperactif qui vient en Asie quelques mois par année avec qui j’ai partagé la route plus ou moins 2 jours. Grâce à lui, je connais l’existence des amibes, joyeuses cochonneries généralement responsables de la diarrhée en Asie… on peut trouver des médicaments anti-amibes dans les pharmacies de Katmandou (en vente libre évidemment!). Merci Bob! Mes intestins t’en seront éternellement reconnaissants de m’avoir communiqué cette information cruciale!


- Le maudit français à la Ponytail (c’était la façon de l’identifier que j’ai eu avec une autre voyageuse… Ah bon!? Il a pas de prénom!?! Il est comme Juste Leblanc dans le Dîner de con!!!). Alors, fidèle au stéréotype du  français chialeux à l’attitude égocentrique (car, faut-il le rappeler Paris est pour lui au centre du monde!). Marchant péniblement une pente gigantesque d’au moins 35⁰ en serpentin, nous avancions lentement et prenions de petites pauses (hey! A 3800m d’altitude, m’a vous dire que vous avez besoin de le prendre votre respire!!!), nous regardions la carte pour savoir quelle était la montagne à côté de nous pour nous apercevoir que c’était l’Annapurna I (7900 quelques mètres si je ne m’abuse). C’est alors qu’il nous a dit être déçu du trek car on a, paraît-il, les mêmes vues dans les Alpes… et qu’en plus ce truc ne fait même pas 8000 mètres, alors…!


- Le beau médecin Kiwi volontaire a Monang! Il faisait pâmer toutes les filles de la place, j’ai bien failli aller à la clinique juste pour le voir… mais comme j’étais pas à mon meilleur, j’ai préféré laisser faire! Ah ah! Mais non! Il était dans le même hôtel que moi la dernière nuit que j’ai passé dans les montagnes (car il prenait l’avion lui aussi le lendemain matin) et nous a raconté pleins d’anecdotes intéressantes, du genre qu’on lui a un jour apporté un yak blessé par un léopard des neiges! Ça a l’air tout pataud ces grosses bêtes-là, mais paraît que ça court vite quand ça veut (lire ici quand il voyait le doc arriver!)! J’ai aussi su que la charmante bactérie que j’ai contractée est dû aux mauvaises conditions d’hygiène en cette saison car l’eau gèle la nuit (pas trop pratique quand le sceau pour flusher la toilette est vide mais que la toilette est pleine…). Donc, que le cook ne se lave pas les mains trop trop souvent… Faites le calcul… Oui, c’est ça 1+1=2


- Aurora, ma charmante compagne Barcelonaise, un ange tombé du ciel qui a pris soin de moi comme une vraie mère pendant que j’étais malade… Heureusement qu’elle était là…
- Tara, une Australienne qui vit dans un centre de méditations des Blue Mountains depuis 6 ans, venue au Népal pour une année de méditation à Lumbini (lieu de naissance de Bouddha). Ultra-sympa, aux grandes jupes bigarrées accompagnées de leggings aux imprimés complètement désassortis! Un style tout à elle! Des yeux bleus profonds comme on en voit rarement…


- Et évidemment, tous les Népalais rencontrés sur le chemin, leurs sourires et les Namasté échangés…